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Les séquelles possibles du cancer

Mise à jour le 21 juin 2021

Certains enfants traités pour le cancer peuvent développer des problèmes de santé, ou séquelles, une fois parvenus à l’adolescence ou à l’âge adulte. Voici les effets tardifs les plus courants des traitements contre le cancer.

Les troubles hormonaux 

Après certains traitements comme une radiothérapie de la tête et/ou du cou, on peut observer des troubles hormonaux (appelés aussi troubles endocriniens) : retard de croissance, retard ou avance de la puberté, insuffisance thyroïdienne. C'est pourquoi la croissance, les signes de puberté et le taux d'hormones dans le sang sont suivis régulièrement.

Les défauts de production d'hormones peuvent nécessiter un traitement.

Les troubles cardiaques, rénaux et auditifs 

Après certains traitements comme une chimiothérapie comportant une anthracycline, la surveillance cardiaque est nécessaire au moins jusqu'à la fin de la croissance et souvent après.

Certains traitements (comme les chimiothérapies avec sels de platine) peuvent être toxiques pour les reins et/ou la fonction auditive. Ils justifient une surveillance de ces organes.

La fertilité 

Le développement pubertaire et la vie sexuelle future des enfants et adolescents traités pour cancer sont généralement normaux. En revanche, certains traitements du cancer comme une chirurgie ou une radiothérapie notamment de l'appareil reproducteur, des ovaires ou des testicules, certaines chimiothérapies à doses élevées, ou l'association de ces traitements, comportent un risque de destruction ou d'altération de la qualité des cellules reproductrices. Il arrive alors que la fertilité soit perturbée et qu'à l'âge adulte votre enfant ait des difficultés à avoir des enfants de façon naturelle. Une information vous sera donnée par l'équipe qui prend en charge votre enfant sur ces risques et sur les possibilités de préserver sa fertilité ultérieure.

Si cela n'est pas abordé par le médecin, n'hésitez pas à l'interroger avant le démarrage des traitements spécifiques du cancer ; une stratégie de préservation de la fertilité, lorsqu'elle est envisagée, est à mettre en œuvre précocement. Le cas échéant, le médecin vous adressera à des spécialistes de la préservation de la fertilité.

Si une préservation de la fertilité est envisagée, les bénéfices et les risques de la procédure ainsi que l'état des connaissances sur les techniques vous seront expliquées. Alors intégrée au parcours de soins de votre enfant, en coordination avec l'équipe qui le prend en charge pour le cancer, la préservation de la fertilité sera réalisée dans une structure spécialisée où des professionnels compétents accueilleront votre enfant.

Pour les adolescents ou jeunes adultes, pour qui évoquer la sexualité et la fertilité n'est pas d'emblée évident, il est important de leur permettre d'aborder seuls ces questions avec leur médecin ou un autre membre de l'équipe, en particulier le psychologue ou le pédopsychiatre et de participer à la prise de décision.

Pour en savoir plus, consultez notre article Préserver la fertilité

Le CECOS

Une consultation au Centre d’étude et de conservation des œufs et du sperme humains (CECOS) le plus proche de chez vous peut vous être proposée. Cette structure spécialisée assure le recueil et la conservation des gamètes (spermatozoïdes et ovules) et des tissus germinaux (c’est-à-dire du tissu testiculaire ou ovarien).

 

Infographie sur la préservation de la fertilité

Illustration de Pierre Bourcier

Traitement et grossesse

Certains traitements médicamenteux provoquent des malformations fœtales. Une grossesse est donc formellement contre-indiquée pendant les traitements. Une contraception adaptée doit être mise en place, pour les femmes susceptibles de procréer comme pour les hommes. Elle doit être poursuivie pendant toute sa durée et jusqu’à plusieurs mois après la fin de ces traitements.

Le risque de second cancer

Le risque de voir se développer un second cancer favorisé par les traitements est rare, mais possible. Sa survenue peut être tardive, ce qui justifie une surveillance prolongée et le contrôle des autres facteurs de risque de cancer comme le tabac.

L’impact sur les capacités d’apprentissage

La majorité des enfants guéris reprennent une scolarité normale. Toutefois, il arrive que le traitement pour une tumeur cérébrale ait un impact sur les capacités d'apprentissage de votre enfant. C'est pourquoi une surveillance est également mise en place dans ce cas. Il existe de nombreuses possibilités d'aide ou d'accompagnement de votre enfant.

D'une manière générale, il est important que vous signaliez au médecin tout changement que vous pourriez noter chez votre enfant et qui vous semblerait anormal.

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